Haut-Uélé/Bismick Boele, la politique du vacarme et du chantage

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Haut-Uélé/Bismick Boele, la politique du vacarme et du chantage

Dans le Haut-Uélé, l’honorable Bismick Boele semble avoir trouvé sa nouvelle spécialité : le bruit. Depuis plusieurs semaines, le député provincial multiplie les déclarations tapageuses, souvent sans fondement, comme s’il cherchait à s’inventer un rôle politique que les faits refusent de lui donner.

Le 9 décembre 2025, après le discours du Président Félix Tshisekedi devant le Congrès, Bismick n’a même pas pris la peine de commenter le message présidentiel. Non. Il a préféré se lancer dans une attaque confuse contre le Gouverneur du Haut-Uélé, accusé de “ne rien faire”, alors que les chantiers se multiplient sous ses yeux : Isiro–Dungu (285 km) via Rungu et Niangara, 21-Niangara déjà transformé, Faradje–Watsa, en cours de réhabilitation, Faradje-Tadu-Watsa en pleine métamorphose, Mungbere-Betongwe-Wamba qui subit la rigueur de la méthode Bakomito, Isiro-Nesu, n’en parlons pas. La transformation du tronçon Isiro–Wamba et Abba–Faradje sont également pris en charge sérieusement par le Gouvernement Bakomito. Un travail titanesque, la réhabilitation des milliers de Kilomètres des routes qui relient tous les territoires qui composent la province du Haut-Uélé, ce, hormis l’asphaltage de la voirie urbaine, la construction et réhabilitation des écoles et centres de santé à travers tous ces territoires, hormis la promotion de l’agriculture.

Et pourtant, Bismick tente de convaincre l’opinion que “rien n’avance ou rien n’est fait ”. Pire : il parle d’une route “Wamba–Dungu” totalement impraticable ! Une route qui n’existe même pas. Comment un élu provincial peut-il débiter de telles absurdités sur la province qu’il prétend représenter ?

Pour plusieurs analystes, la stratégie est claire : salir, créer du désordre médiatique, espérer une crise institutionnelle, comme celle de la Tshopo. Sauf que le Haut-Uélé n’est pas la Tshopo, et que les réalités politiques n’ont rien de comparable.

La fameuse motion qu’il agite comme une menace ressemble davantage à une tentative de pression qu’à un outil démocratique. Car pendant que le Gouvernement provincial aligne les réalisations — routes, écoles, centres de santé, agriculture — l’honorable, lui, aligne les exigences personnelles :

augmenter son salaire déjà au-delà de 20 000 USD jusqu’à 30 000 USD, obtenir le portefeuille stratégique des Mines, et, en cas de refus, “déstabiliser le Gouverneur”.
Un chantage à peine voilé, qui en dit long sur les priorités de l’élu.

Au final, les agitations de Bismick Boele ressemblent moins à une action politique qu’à une quête de visibilité à tout prix, même au risque de ridiculiser la fonction qu’il occupe.

Le Haut-Uélé observe, amusé ou inquiet.
Le feuilleton Bismick continue. Et le dénouement s’annonce bruyant.

Rédaction

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