Tshopo/Exploitation forestière à Basoko : la communauté de Basoko exige l’arrêt des activités de FODECO
La communauté de Basoko hausse le ton contre l’exploitation qu’elle juge illégale et destructrice de son patrimoine forestier. Réunie au sein de l’Union pour le Développement de Basoko, l’UDEBA, elle accuse la société chinoise FODECO de violer les lois forestières et de porter atteinte aux droits des populations locales dans la chefferie des Yaliwasa, territoire de Basoko, en province de la Tshopo.
Cette déclaration a été lue devant la presse le 18 juillet 2026 à Kisangani par le Professeur Antoine Modia Oyandjo, Président du Conseil d’administration de l’UDEBA, entouré d’autres responsables de la communauté.
Dans leur déclaration, les représentants de l’UDEBA rappellent avoir déjà saisi les plus hautes autorités du pays à travers un mémorandum dénonçant plusieurs irrégularités. Ils affirment que l’entreprise poursuit ses activités malgré leurs revendications et dénoncent notamment l’absence d’étude d’impact environnemental et social, le non-respect du processus d’aménagement forestier ainsi que l’exploitation de zones qui, selon eux, ne figurent pas dans la concession légalement attribuée à FODECO.
Les responsables communautaires évoquent également de nombreuses conséquences sociales. Ils accusent l’entreprise de ne pas respecter les clauses sociales du cahier des charges, de maltraiter les travailleurs, d’offrir des conditions de vie précaires sur les sites d’exploitation et d’exercer des pressions et menaces contre les membres des communautés qui revendiquent leurs droits.
Sur le plan environnemental, l’UDEBA parle d’un véritable « massacre » du patrimoine forestier. Elle dénonce l’abattage d’arbres de faible diamètre, l’exploitation hors des limites autorisées, la destruction des marécages, la disparition de plusieurs espèces animales ainsi que la dégradation des routes et des sources d’eau, avec des conséquences directes sur les moyens de subsistance des populations.
Face à cette situation, l’organisation demande aux autorités nationales et provinciales d’ordonner l’arrêt immédiat des activités de FODECO, d’engager des poursuites contre les auteurs des infractions présumées, d’indemniser les communautés affectées et de restaurer les droits des populations sur leur patrimoine forestier.
Tout en appelant les autorités à agir avec diligence, le Professeur Antoine Modia Oyandjo a également invité les filles et fils de Basoko à demeurer unis et mobilisés afin de défendre, par des voies pacifiques, leur patrimoine forestier et les intérêts des communautés locales.
Caleb Doote Angenda.-Orientale Infos























