FRIVAO-Frivao/ Patrick Matata interpelle l’État sur la souffrance des victimes et recommande le respect du décret
Dans une communication adressée à l’opinion publique, l’Honorable Patrick Matata Makalamba, Député national et Professeur des universités, relaie la voix des victimes des actes illicites commis par l’armée ougandaise et l’armée rwandaise tant à Kisangani que dans la Grande Orientale. Très proche des populations affectées, il porte leurs revendications avec insistance face à l’inefficacité constatée dans la gestion du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
Ainsi, il exige que la gestion du FRIVAO repose réellement sur l’indépendance, l’équité et la transparence, afin de restaurer la confiance brisée des victimes et d’éviter toute dérive administrative. En outre, il réclame la réouverture effective des bureaux de FRIVAO à Kisangani et la poursuite du processus d’indemnisation sur place, jusqu’à ce que toutes les victimes déjà identifiées soient effectivement prises en charge.
Il demande l’extension des activités de FRIVAO à Bunia, Buta et Isiro afin d’intégrer les nombreuses victimes non encore identifiées. Il en appelle enfin au lancement immédiat de l’indemnisation collective, en particulier la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo I, projet vital pour la relance économique et sociale de la province.
L’Honorable Patrick Matata Makalamba tire la sonnette d’alarme face à l’immobilisme qui caractérise la gestion du FRIVAO depuis près d’une année. Sur le terrain, cette paralysie nourrit frustration, colère et désespoir chez des populations déjà profondément meurtries par des années de violences.
La récente manifestation des victimes témoigne de la persistance des souffrances et de la lenteur de la réponse institutionnelle.
Selon l’élu national, la situation actuelle est aggravée par une immixtion excessive du Ministère de la Justice dans la gestion quotidienne de FRIVAO. Cette ingérence remet en cause l’esprit même de l’institution, censée fonctionner de manière autonome afin de garantir une gestion crédible et impartiale des fonds d’indemnisation.
Pour Patrick Matata Makalamba, cette confusion des rôles affaiblit l’efficacité de FRIVAO, ralentit les opérations sur le terrain et nourrit la méfiance des victimes à l’égard des autorités.
L’Honorable Matata dénonce également l’abandon de Kisangani par les organes de gestion de FRIVAO, alors que la ville est le siège légal de l’institution, à en croire le décretloi portant sa création.
Le déplacement des activités vers Kinshasa éloigne FRIVAO de sa base naturelle, complique l’accès des victimes aux services et donne l’impression d’une institution confisquée par l’administration centrale. Pour un député connu pour sa proximité avec la population de la Grande Orientale, cette situation est inacceptable. Il estime que la réparation doit se faire au plus près des victimes, dans les territoires qui ont directement subi les conséquences des violences.
Patrick Matata Makalamba pointe également la composition du Conseil d’administration de FRIVAO. Il estime que certaines nominations ne tiennent ni compte de l’histoire des atrocités vécues dans la région ni de la nécessité d’une réelle compassion envers les victimes. Pour lui, la réparation ne peut être purement technocratique. Elle doit être portée par des personnes conscientes de la profondeur des traumatismes subis par les communautés affectées.
Dans sa communication, l’Honorable Matata insiste enfin sur l’urgence de lancer les projets de réparation collective, notamment la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo I. Ce chantier est perçu par les populations comme un symbole fort de justice réparatrice, capable d’améliorer concrètement les conditions de vie, de soutenir l’économie locale et de redonner espoir aux victimes.
Par cette prise de parole, Patrick Matata Makalamba se positionne non seulement comme élu national, mais aussi comme relais direct des souffrances populaires. Sa communication met en lumière une exigence centrale : que FRIVAO cesse d’être un dispositif lointain et administratif pour redevenir un véritable outil de réparation, proche des victimes, efficace et fidèle à sa mission première.
Caleb Doote Angenda























